Juin 1885 : Mgr Billard nomme
Béranger Saunière, curé de Rennes le Château.
Mgr Félix Arsène Billard est un évêque assez particulier. Ses façons de se procurer de l'argent inspirèrent Maurice Leblanc qui donna à son héros le second prénom de l'évêque de Carcassonne.
Mgr Billard est proche de milieux ésotériques, francs-maçons et martinistes bien qu'ils s'en défendent en commettant des pamphlets contre eux, pamphlets qui n'étaient que des trompe l'œil.
Peu après sa nomination, Saunière est dérouté vers le séminaire de Carcassonne. Est-ce pour y être formé, formaté à certaines pratiques ?
Un voyage à Paris, au cours duquel il va rencontrer de nombreuses personnes dont Emma Calvé, la Martiniste, achèvera sa formation ésotérique.
Est-ce un hasard si deux ouvriers retournent une dalle sous laquelle il semble se trouver un petit trésor ? Voilà deux témoins pour dire d'où viennent les fonds dont use et abuse notre curé.
Eglise, jardin, domaine, quel bel ensemble architectural fait édifier notre abbé !
Chaque centimètre carré porte
une marque ésotérique : franc-maçonnerie du compas-équerre aux plus hauts grades, martinisme, la construction initiatique est bien trop rigoureuse et trop étendue pour être l'œuvre d'un seul
homme. C'est la résultante d'un long travail d'un groupe de personnes ayant une connaissance plus qu'excellente de toutes ces pratiques.
Saunière ne semble être que le superviseur, sur place, des travaux.
Quel endroit idéal que ce plateau du Razès pour édifier loin du monde ce temple de l'ésotérisme.
Peu visité, difficile
d'accès, Rennes le Château n'est qu'un petit bourg haut perché et loin des grands chemins de la région et, cependant, sous la surveillancee de deux personnages hors du commun : Mgr Billard et
l'abbé Boudet, l'auteur de livres étranges comme "La vraie langue celtique ou le Cromleck de Rennes les Bains".
Pour les finances, on sollicite tous les milieux ésotériques et surtout, on découvre des parchemins (aujourd'hui expertisés comme des faux) alléchant tous les royalistes d'Europe.
Mgr Billard inaugure ces lieux le jour de la Pentecôte 1897. Il est trop fin lettré pour ignorer le contenu ésotérique auquel il donne sa bénédiction.
Nombre de personnes viendront très régulièrement sur la hauteur.
Mais Mgr Billard décède. Son successeur ne s'intéresse pas tout de suite à ce qui se passe sur cette partie de son territoire. Lorsqu'il sera alerté, il n'aura de cesse que s'arrête ce détournement de foi catholique. Rome est avertie, l'abbé Saunière remplacé. Cependant, il reste en son domaine, se monte un autel en sa véranda mais les allées-venues de personnages importants sont terminées. L'argent commence à manquer. L'abbé Saunière meurt d'une crise cardiaque peu après, en janvier 1917.
Marie Denarnaud hérite du domaine. Les temps sont durs. Elle met le domaine en viager. A sa mort, Noël Corbu crée un hôtel restaurant et pour faire venir des clients en ce coin reculé du Razès, il lance la légende d'un trésor par l'intermédiaire de La Dépêche du Midi.
Gérard de Sède, Pierre Plantard et le prieuré de Sion achèveront de créer la légende, le mythe.
Il n'en reste pas moins vrai qu'en allant sur ces lieux, nous découvrons un extraordianie parcours initiatique grandeur nature dessiné par des esprits éminents, ayant travaillé sur toutes les possibilités offertes par le contexte géographique des lieux.
... et nous y découvrons, hors les inévitables marchands du temple, de magnifiques paysages notamment du haut de la tour Magdala qui a ainsi une utilité pour tout un chacun.

Juin 1885 : L’abbé Béranger Saunière arrive dans la paroisse où il vient d’être nommé : Rennes le
Château, bourg de moins de 300 habitants perché au sommet d’une colline à l’emplacement de l’antique citadelle de Rhedae.
François Bérenger Saunière a 33 ans, il a vu le jour le 11 avril 1852 à Montazels, petit village situé
tout près de là. Fils de Joseph et Marie Saunière, il a un frère cadet, Alfred, prêtre également.
Quelques temps après, en retournant une dalle, une oule garnie de pièces dorées apparaît.
Monsieur le curé dit aux ouvriers qu’il s’agit de médailles sans importance. La face cachée de la dalle révèle une sculpture représentant deux cavaliers sur un cheval.
Dès lors, l’abbé Saunière finance lui-même ( ?) les travaux de réfection, travaux qui vont bien au-delà
d’une simple remise en état : église, presbytère, villa Béthanie, tour Magdala, tour de l’orangeraie, chapelle privée, belvédère, etc.
Il termine sa vie dans sa villa Béthanie et surtout dans sa tour Magdala auprès de Marie Dénarnaud.
Il meurt d’une crise cardiaque le 22 janvier 1917. Marie décède 36 ans plus tard, le 29 janvier 1953, âgée de 85 ans, après une fin de vie dans la solitude et la pauvreté.
C’est la Dépêche du Midi, les 12,13 et 14 janvier 1956, qui ouvre le mystère dans lequel vont
s’engouffrer des milliers de personnes.
Tous les coups sont permis afin de retrouver le trésor. Des plans extraordinaires et abracadabrantesques
sont échafaudés. On survole le secteur en avion, en hélicoptère, en dirigeable. On parcourt les lieux avec des appareils sondeurs plus ou moins sophistiqués. Des livres, des films, des
reportages, des émissions sont diffusés. Chacun possède sa théorie et la garde secrète.
Ce sont des lieux que chacun peut lire et interpréter selon son niveau de connaissance. Un rapport avec
l’ésotérisme, sans aucun doute, avec la pensée maçonnique ? Peut-être.
Graeme ALLWRIGHT a écrit une version
pacifique de notre hymne national.







